De Dakar au Cap Vert

De retour du Siné Saloum, nous pensions faire un assez bref passage à Dakar, le temps d’accomplir les formalités de sortie du territoire, un peu d’avitaillement, un peu de bricole pour reprendre la fixation d’un alternateur qui prenait du jeu… et visiter l’île de Gorée.
Oui mais … en arrivant à Dakar, après une belle nav, mais très fatigués par la semaine passée, j’aère vite le bateau en grand et puis en allant vite le refermer pour aller au CVD j’ai réussi à mettre le pied dans un hublot ouvert et passer à travers, en me cognant les côtes et en entendant un gros ‘crac’ dans mon dos … Un peu peur que le voyage s‘arrête ici. Suivent 2 jours à passer une bonne partie du temps couchée à plat dos en espérant que ça passe, mais c’est toujours aussi douloureux voire pire et je commence à m’inquiéter pour la traversée à venir vers le Cap Vert et surtout la transat dans à peine un mois … Je me décide à aller passer une radio et demande conseil à Michel Huchet de VSF sur l’endroit où aller … à ma grande surprise, dans l’heure qui suit, Tapha, un médecin proche de VSF est au CVD pour me conduire à l’hopital voir son confrère traumatologue et me faire passer la radio … il a annulé ses RDV de la matinée pour se rendre aux service de la ‘grande famille VSF », je ne le remercierai jamais assez car seule en taxi dans Dakar cela aurait été nettement plus aventureux. Radio faite et soulagement, rien de cassé, juste une grosse contusion, je n’ai pas à être immobilisée. Les copains de Seaview partent le lendemain et on espère encore pouvoir les suivre, Valentin court Dakar entre formalités à la police maritime, courses et derniers bricolos à bord.
Réveil le lendemain, vu ma forme et la météo, il est clair qu’on ne peut pas partir, nous repoussons de 2 jours pour avoir une météo plus clémente et que mon dos aille mieux.
Heureusement il y a un peu de vent et nous subissons moins chaleur, odeurs et insectes qu’à notre premier passage. Le mouillage est par contre très rouleur, c’est la contre partie 😉 !

Le 2ème jour nous faisons une petite visité de l’île de Gorée, la visite du musée de l’esclavage est très intéressante. J’ai encore du mal à marcher et Simon s’endort à table…. retour au bateau, il a 39 de fièvre, décidément c’est la grande forme à bord !

Nous décidons néanmoins de partir le lendemain, avec les voiliers Catapulte et Apache de la flotte VSF, destination l’île de Sal au Cap Vert. Le début de traversée est très agréable avec un vent léger et peu de mer, puis se lève une bonne houle de travers.
Pendant quelques minute sale vent tombe et nous nous retournons dans un nuage de papillons blancs, c’est très surprenant !

Alors que nous avançons tranquillement sur la route directe, nous sommes appelés par VHF par des navires de pose de cables sismiques, une zone de sécurité est définie autour de leurs opérations et nous devons nous dérouter de 10 miles ver le nord, soit 1h30 de navigation, pile face au vent. Nous devons nous résoudre à affaler la voile pour faire ce détour au moteur. La nuit est assez difficile, mon dos est douloureux et je n’arrive pas à m’installer pour veiller, Valentin doit assurer une grande partie de la nuit.

Le lendemain tout le monde est léthargique avec cette houle de travers, et nous faisons des quarts comme la nuit avec le minuteur tous les quarts d’heure pour se lever vérifier que tout va bien. Pour la première fois nous votons les vagues déferler dans le cockpit, impossible de rester dehors sans se faire tremper de la tête aux pieds. A 18h on dine, a 19h les enfants sont au lit, pas vraiment ‘la croisière s’amuse’. Je gère mieux les antalgiques pour pouvoir assurer la veille de nuit, et vers 5h du matin nous apercevons quelques lueurs de l’île de Sal, que nous contournons par le nord pour arriver au mouillage à côté de Seaview à 9h le matin. Nous ratons une nouvelle fois Mimosa partis le matin même de très bonne heure. Nous retrouvons par contre Jean Baptiste et Tiphaine sur Séquoia, nos voisins de chantier à Soubise, et faisons connaissance avec Jubilacion, partis aussi de La Rochelle, avec 2 jeunes enfants à bord. Ici il n’y a plus que des bateaux de voyage et l’ambiance est très sympa.

Il y a des poissons volants partout sur le bateau, un bon nettoyage s’impose. Il y en a même un qui a laissé sa trace en ricochets sur le bimini !

4 réflexions sur “De Dakar au Cap Vert

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s