Escale à Dakar

Escale à Dakar…. Impressions…

 

L’escale à Dakar, dans la baie de Hann c’est …

  • une superbe baie de sable fin bordée de cocotiers,
  • encore quelques degrés de plus, on dépasse les 30,
  • le pittoresque ponton de bois du CVD,
  • des pirogues de pêcheurs multicolores,
  • des chevaux qui courent sur la plage…

tout pour être un coin de paradis, qu’elle a surement été, à la création du mythique « CVD » cercle de voile de Dakar en 1939 … qui a eu par la suite ses heures de gloire dans les années 80 avec la course « La Baule Dakar »

Mais en 20 ans, la baie de Hann est devenue la 2ème baie la plus polluée du monde… poubelle géante de détritus en tous genre, morceaux d’animaux, égouts de la ville, et métaux lourds des industries s’y déversent. L’eau qui déferle sur la plage a des reflets verts des plus douteux, et l’odeur d’égouts y est parfois insupportable quand il n’y a pas de vent, sans parler de la quantité de poissons qui nagent sur le dos …

 

Heureusement le sourire et la gentillesse des sénégalais font en partie oublier cela, et le CVD, auquel on accède en traversant quelques mètres de plage, est un petit havre de paix où se retrouvent les navigateurs pour partager leur repas, où Safi, alias ‘Mama Tissus’ nous a confectionné des vêtements léger et longs pour se protéger des moustiques du Siné Saloum, Mama Nougat nous a fourni en nougats et chouchous, et Mama Légumes prend les commandes le ravitaillement.

_97A8718 wSi on est loin des dizaines de bateaux qui le fréquentaient il y a quelques années, la pause y reste sympa et nous retrouvons la flotte VSF autour de quelques « gazelles » (bière locale) : Seaview et Catapulte, ainsi que d’autres membres arrivés par avion pour mener leurs missions, notamment Nathalie Maheut, responsable du volet scolaire VSF, que nous sommes ravis rencontrer ici après quelques mois d’échanges à distance, ainsi que Céline et quelques autres.

 

La virée en taxi pour accomplir les démarches d’entrée sur le territoire est pittoresque, dans l’immense banlieue de Dakar. La police d’abord puis le bureau des douanes (ou les bureaux car il faut que nos documents passent par au moins 4 bureaux pour obtenir le précieux tampon, et encore il faut aller soi même faire les photocopies), dans le bureau de la fonctionnaire trainent paires de chaussures et restes du repas de midi.

 

Valentin s’aventure à aller faire usiner des pièces pour remplacer une vis de latte perdue en navigation … un poème, je le laisserai vous raconter.

 

Ensuite commencent nos aventures d’annexe …. Un soir au retour du diner collectif au CVD, notre annexe n’est plus au ponton, il reste juste un des bouts au ponton, visiblement c’est le nœud de notre rallonge de bout qui s’est défait … reste à la retrouver, vu la direction du vent elle a pu dériver au fond de la baie. Valentin et Bernard partent dans la nuit le long de la plage pour la retrouver … elle est effectivement un peu plus loin, mais des pêcheurs l’ont trouvée avant nous et ont commencé à se servir. Voyant Valentin arriver, ils font l’air de rien en lâchant tout pour aller s’occuper de leurs filets. Valentin d’un « bonsoir, ca vous dérange pas si je reprend mon bateau », récupère tout le matériel, mais les pêcheurs ont lâché le moteur dans l’eau est Valentin est obligé de se tremper dans cette eau infâme et le moteur fonctionne bcp moins bien.

Fin du premier épisode, le lendemain matin au petit dej nous voyons plusieurs pêcheurs passer derrière le bateau en regardant et discutant visiblement de notre moteur d’annexe.

Valentin repart en annexe poursuivre ses bricolages en ville pendant qu’on fait du CNED à bord. En fin de matinée, je me dis qu’il faudrait quand même que je jette un coup d’œil à l’annexe accrochée au ponton …. Et à cet instant je vois de loin quelqu’un en train de sortir le moteur et sa nourrice de notre annexe, panique à bord ! Sans moyen de descendre à terre ni de joindre Valentin, j’appelle les copains par VHF, Sophie de Seaview met son annexe à l’eau pour aller à terre au plus vite. On ne voit déjà plus rien sur le ponton. J’arrive à joindre Julien à terre sur son portable, et j’apprend que Valentin a eu en cours de route l’idée de faire réviser le moteur d’annexe par Moussa mécanicien au CVD, et c’est lui qui est venu prendre le moteur ….. J !! Episode clos, nos excuses aux copains pour le coup de speed. Les cylindes du moteurs étaient effectivement pleins d’eau de mer et le démontage complet s’imposait.

 

Une nuit nous sommes envahis d’énormes criquets, des dizaines, qui se cachent partout, sous les coussins, dans les sacs de drisse… c’est le début d’une chasse au criquet de plusieurs jours ;-).

 

Nous attendons encore 2 jours pour descendre vers le Siné Saloum, afin de pouvoir nous présenter à la passe de jour avec une marée favorable.

Nous en profitons pour faire faire des moustiquaires de hublot supplémentaires afin de bien ventiler le bateau. Diego le voilier de Delta Voile nous fait cela, nous lui commandons aussi une housse d’annexe. Il nous parle d’Antoine Albeau, son ami, le champion de windsurf (originaire de la Couarde), qui a battu le jour même un nouveau record de vitesse à 53,7 nœuds et nous ramène même la photo qu’ils ont prise ensemble au grand pavois le mois dernier, excellent !

 

Ce timing nous permet une excursion, pour les parents ce serait plutôt l’île de Gorée, lieu de mémoire de l’esclavage, mais les enfants rêvent d’aller visiter la réserve de Bandia … ce sera donc Bandia en espérant pouvoir visiter Gorée au retour.

 

1H de route en minibus avec Seaview et leurs hôtes de VSF pour 2 semaines, Bernard et Geneviève et nous voici dans un très beau parc, assez récent très bien entretenu. Verdure et propreté nous apportent une bonne bouffée d’oxygène.

 

Balade en 4X4 dans la brousse à guetter les animaux : Koba, girafes, zèbres, rhinocéros, impalas, singes, autruches, buffles crocodiles…

Balade qui se termine au pied du ‘baobab cimetière’ millénaire, certains baobab ont des cavités qui servaient de cimetière, celui ci contiendrait 108 corps.

 

Retour au bateau, les 3 familles sont prêtes pour partir aux aurores vers le delta du Sine Saloum.

 

 

A lire : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/01/asphyxiee-par-les-dechets-la-baie-de-hann-de-dakar-attend-un-programme-de-depollution_4780180_3212.html

 

2 réflexions sur “Escale à Dakar

  1. Bjr Siminoé. La baie de Hann ça ne se raconte même pas ! Je vois que vous avez vécu de belles émotions…le coup du nœud de l’annexe qui se défait, oui ça peut arriver…surtout lorsqu’il y a du vent le soir pour qu’un complice récupère l’annexe de l’autre côté… mais pas que !Malgré tout cela, cette Afrique on l’adore !

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